Tester si un nombre est premier

Entrez un entier positif pour savoir immédiatement s'il est premier, obtenir sa décomposition en facteurs premiers, le nombre et la somme de ses diviseurs, ainsi que ses voisins premiers. Algorithme optimisé par roue de factorisation — résultat instantané jusqu'à 10 milliards.

Entiers de 2 à 10¹³. La décomposition reste instantanée jusqu'à ~10¹⁰.

Historique des tests

Toutes les cellules sont modifiables — annotez vos recherches.

Nombre Verdict Décomposition Note

Nombres premiers remarquables — cliquez pour tester

Nombres composés intéressants

Ce qu'un test de primalité ne fait pas — et ce que ça implique pour vous

La plupart des ressources en ligne se contentent d'expliquer la définition d'un nombre premier. Elles passent sous silence la question centrale : à quelle vitesse peut-on tester un nombre, et jusqu'où cet outil peut-il aller ? Comprendre les algorithmes derrière le test, c'est comprendre les limites et savoir quand le résultat est fiable.

Point de rupture critique : Pour un entier n, la division d'essai naïve teste tous les diviseurs jusqu'à √n. Pour n = 10¹², cela représente 10⁶ divisions — exécutables en quelques millisecondes en JavaScript. Pour n = 10¹⁸, on passe à 10⁹ divisions — environ 10 secondes de calcul dans un navigateur. Cet outil utilise une roue de factorisation mod 30 qui élimine d'emblée 73,3 % des candidats, abaissant le seuil de confort à 10¹³.

Les trois familles d'algorithmes de primalité : choix selon le contexte

Il n'existe pas un seul test de primalité mais une famille d'algorithmes, chacun adapté à une plage de nombres et à un niveau de certitude requis. Le choix de l'algorithme détermine la vitesse, la certitude du résultat et la complexité d'implémentation.

Algorithme Plage optimale Certitude Complexité
Division d'essain < 10¹⁰100 % (déterministe)O(√n)
Roue mod 2·3·5n < 10¹³100 % (déterministe)O(√n / 3,75)
Miller-Rabin (k tours)n quelconqueProbabiliste (1 − 4⁻ᵏ)O(k · log²n)
Miller-Rabin déterministen < 3,3 × 10²⁴100 % (bases fixes)O(log²n)
AKS (Agrawal-Kayal-Saxena)n quelconque100 % (déterministe)O(log⁶n)
ECPP (courbes elliptiques)Très grands premiers100 % avec certificatHeuristique O(log⁵n)

Ce que fait cet outil concrètement

Roue de factorisation mod 30

Parmi les entiers de 1 à 30, seuls 8 ne sont divisibles ni par 2, ni par 3, ni par 5 : {1, 7, 11, 13, 17, 19, 23, 29}. Tout nombre premier > 5 est congru à l'un de ces 8 résidus modulo 30.

Candidats testés / 30 entiers8 (26,7 %)
Gain vs division naïve×3,75 plus rapide
Gain vs test impairs seuls×1,875 plus rapide
Résultat pour n = 10¹³< 500 ms dans le navigateur

3 domaines où la primalité a des conséquences économiques directes

Domaine 1 — Cryptographie RSA : les nombres premiers qui protègent vos paiements en ligne

Chaque connexion HTTPS repose sur RSA ou son successeur, dont la sécurité tient à l'impossibilité pratique de factoriser le produit de deux grands nombres premiers. En 2026, les recommandations ANSSI et NIST exigent des modules RSA d'au moins 3 072 bits pour les systèmes à long terme.

Taille des premiers RSA (2048 bits)Environ 10³⁰⁸ chiffres décimaux
Meilleur algorithme de factorisationCrible du corps de nombres (GNFS) — O(exp(∛n))
Temps pour factoriser RSA-2048> 10¹⁰ années avec les ordinateurs classiques
Menace quantique (algorithme de Shor)Théoriquement O(log³n) — mais nécessite > 4 000 qubits logiques stables
Horizon de migration post-quantique (NIST)2030 pour les systèmes critiques (CRYSTALS-Kyber, Dilithium)

Le test de primalité est l'étape 1 de la génération de clé RSA. Chaque navigateur web génère des nombres premiers de 1 024 à 4 096 bits à chaque session TLS — des millions de fois par seconde à l'échelle mondiale.

Domaine 2 — Hachage et tables de hachage : pourquoi les développeurs choisissent des tailles premières

Dans les structures de données (HashMap en Java, dict en Python, tables SQL), la taille interne du tableau sous-jacent est souvent un nombre premier. Ce n'est pas une superstition : c'est une propriété arithmétique qui minimise les collisions par une répartition uniforme des clés.

Taille 16 (puissance de 2)Les clés multiples de 4 tombent toutes dans 4 cases seulement
Taille 17 (premier)Aucun diviseur commun avec la plupart des clés → répartition uniforme
Taille Redis par défaut (dict)4, 8, 16… (puissances de 2, pour la performance binaire)
PostgreSQL (hachage de partition)Module premier pour les fonctions de hachage additives
Règle empiriqueTaille premier = moins de collisions, mais accès binaire impossible

Choisir la taille de sa table de hachage revient à choisir entre performance bitwise (puissances de 2) et qualité de distribution (premiers). Tester la primalité d'une valeur candidate prend < 1 ms pour n < 10⁶.

Domaine 3 — Théorie des nombres en classe et concours : lire un résultat de test comme un mathématicien

En terminale, BTS et classes préparatoires, la décomposition en facteurs premiers est l'outil de base pour calculer les PGCD, PPCM, l'indicatrice d'Euler φ(n), et l'ordre multiplicatif. Chaque composante du résultat de cet outil a une utilité directe dans ces calculs.

n = 360 = 2³ × 3² × 5τ(360) = (3+1)(2+1)(1+1) = 24 diviseurs
φ(360) (Euler)360 × (1−1/2)(1−1/3)(1−1/5) = 96
σ(360) (somme diviseurs)(2⁴−1)/(2−1) × (3³−1)/(3−1) × (5²−1)/(5−1) = 1170
PPCM(360, 840)840 = 2³×3×5×7 → PPCM = 2³×3²×5×7 = 2 520
Sans décompositionCes calculs nécessitent plusieurs étapes manuelles — l'outil les donne en 0 ms

Anatomie d'un nombre premier : ce que révèle chaque propriété affichée

Les résultats affichés par cet outil vont au-delà du simple verdict premier/composé. Chaque valeur calculée répond à une question arithmétique distincte :

τ(n) — le nombre de diviseurs

Pour n = p₁ᵃ¹ × p₂ᵃ² × … × pₖᵃᵏ, on a τ(n) = (a₁+1)(a₂+1)…(aₖ+1). Un premier p a toujours τ(p) = 2 (diviseurs : 1 et p). C'est une condition nécessaire mais non suffisante — τ(4) = 3, τ(9) = 3, mais 4 et 9 sont composés.

nDécompositionτ(n)
122² × 36
302 × 3 × 58
3602³ × 3² × 524
7207202⁴×3²×5×7×11×13240

σ(n) et la classification arithmétique

La somme des diviseurs propres (σ(n) − n) classe tout entier en trois catégories :

ClassificationConditionExemples
Parfaitσ(n) = 2n6, 28, 496, 8128
Abondantσ(n) > 2n12, 18, 20, 24…
Déficientσ(n) < 2nTous les premiers, 1, 4, 8…

Fait : tous les nombres premiers sont déficients (σ(p) = p+1 < 2p). Le plus petit nombre abondant impair est 945 = 3³ × 5 × 7.

Conjectures ouvertes sur les nombres premiers : ce que les mathématiciens ne savent pas encore en 2026

Les nombres premiers sont l'objet de questions fondamentales dont certaines résistent depuis des siècles. Comprendre ces conjectures, c'est comprendre pourquoi la théorie des nombres reste un domaine actif en 2026.

Conjecture Énoncé simplifié État en 2026 Lien avec nos résultats
Conjecture de Goldbach Tout entier pair > 2 est somme de deux premiers Non prouvée — vérifiée jusqu'à 4 × 10¹⁸ Les deux premiers affichés dans la décomposition peuvent être la paire de Goldbach
Premiers jumeaux Il existe une infinité de paires (p, p+2) premières Non prouvée — Zhang (2013) : gaps bornés par 246 L'écart avec les voisins premiers (affiché) identifie les paires jumelles
Hypothèse de Riemann Tous les zéros non-triviaux de ζ(s) ont partie réelle 1/2 Non prouvée — Problème du millénaire (1 M$) Détermine la distribution des premiers — lie π(n) à √n
Premiers de Mersenne (2ᵖ−1) Il en existe une infinité Non prouvée — 52ᵉ connu trouvé en 2024 Testez 2 147 483 647 = 2³¹−1 : premier de Mersenne M₃₁
Premiers de Fermat (2^(2ⁿ)+1) F₀…F₄ sont premiers, F₅ et au-delà composés ? Tous les Fₙ testés (n > 4) sont composés — non prouvé général F₅ = 4 294 967 297 = 641 × 6 700 417 — testez-le

Distribution des nombres premiers : la densité qui décroît, mais jamais à zéro

Le théorème des nombres premiers (Hadamard, de la Vallée-Poussin, 1896) établit que le nombre de premiers inférieurs à n, noté π(n), est asymptotiquement équivalent à n / ln(n). Cette décroissance de densité est régulière en moyenne, mais cache des irrégularités locales importantes :

Jusqu'à n π(n) premiers Densité 1 premier tous les…
1002525,0 %4 entiers
1 00016816,8 %6 entiers
10 0001 22912,3 %8 entiers
100 0009 5929,6 %10 entiers
1 000 00078 4987,8 %13 entiers
10⁹50 847 5345,1 %20 entiers
10¹²37 607 912 0183,8 %27 entiers

Lacunes primaires (prime gaps) : les déserts de composés

Entre deux premiers consécutifs, il peut exister de très grands intervalles entièrement composés. Ces lacunes sont imprévisibles localement :

RégionPlus grand gap connu localement
Autour de 1008 (entre 89 et 97)
Autour de 10 00036 (entre 9 551 et 9 587)
Autour de 10⁶148 (entre 492 113 et 492 227)
Autour de 10⁹282 (entre 436 273 009 et…)
Record absolu connuGap de 1 510 entre deux premiers à ~10¹⁸
Application directe : les voisins premiers affichés par cet outil permettent de calculer immédiatement la lacune autour de n. Si vous testez un entier n et que le premier suivant est à n+2, vous avez trouvé une paire de premiers jumeaux — l'une des structures les plus rares et les plus étudiées de l'arithmétique.

Erreurs fréquentes et bonnes pratiques

Erreurs fréquentes

  • Croire que 1 est un nombre premier — il n'a qu'un seul diviseur, pas deux
  • Penser que tout impair est premier (9, 15, 21, 25 sont impairs et composés)
  • Confondre « nombre premier » et « nombre impair premier » — 2 est le seul pair premier
  • Utiliser un test probabiliste sans vérifier le nombre de tours (faux positifs possibles)
  • Oublier que la décomposition est unique (théorème fondamental de l'arithmétique) — il n'y a pas d'ambiguïté
  • Croire que les premiers de Mersenne (2ᵖ−1) sont toujours premiers — faux dès p = 11 : 2¹¹−1 = 2047 = 23 × 89

Bonnes pratiques

  • Vérifier en multipliant les facteurs : le produit doit redonner n exactement
  • Pour des nombres > 10¹³, préférer un test Miller-Rabin déterministe (bases {2, 3, 5, 7, 11, 13, 17, 19, 23, 29, 31, 37})
  • Pour la crypto : toujours générer plusieurs candidats et tester la primalité, pas choisir le premier venu
  • En algorithmique : précalculer un crible d'Ératosthène pour n < 10⁷ si on teste beaucoup de nombres
  • Utiliser notre calculatrice PGCD avec les facteurs trouvés pour simplifier des fractions
  • Combiner avec notre liste de nombres premiers pour identifier des patterns

Decision guide — Quel algorithme utiliser selon votre besoin ?

Votre besoin Algorithme recommandé Pourquoi
Tester un nombre < 10⁶ (exercice scolaire)Division d'essai jusqu'à √nImplémentable à la main, résultat immédiat
Tester un nombre < 10¹³ (cet outil)Roue mod 30 + division d'essaiDéterministe, < 500 ms dans le navigateur
Tester massivement des nombres < 10⁷Crible d'ÉratosthèneO(n log log n) — le plus efficace en mémoire bornée
Tester un nombre entre 10¹³ et 10²⁴Miller-Rabin déterministe (12 bases fixes)Certitude totale, millisecondes
Tester un nombre > 10²⁴ (cryptographie)Miller-Rabin probabiliste (≥ 64 tours) + BPSWAucun faux positif connu du test BPSW
Prouver la primalité avec certificatECPP (courbes elliptiques)Certificat vérifiable indépendamment — standard FIPS
Trouver le plus grand facteur premierFactorisation rho de PollardO(n^(1/4)) — bien meilleur que la division d'essai pour grands n

Calculatrices complémentaires

Le test de primalité s'inscrit dans l'arithmétique des entiers — voici les outils naturellement liés :

Questions fréquentes

Pourquoi 1 n'est-il pas un nombre premier ?

La définition moderne exige exactement deux diviseurs distincts : 1 et le nombre lui-même. Le nombre 1 n'a qu'un seul diviseur (lui-même). Cette exclusion n'est pas arbitraire — elle préserve l'unicité de la décomposition en facteurs premiers (théorème fondamental de l'arithmétique). Si 1 était premier, 6 pourrait s'écrire 2 × 3, ou 1 × 2 × 3, ou 1 × 1 × 2 × 3, etc. — l'unicité serait perdue et des dizaines de théorèmes devraient être reformulés.

Qu'est-ce qu'un nombre premier de Mersenne, et pourquoi sont-ils spéciaux ?

Un premier de Mersenne est un nombre premier de la forme 2ᵖ − 1, où p est lui-même premier. Ils sont spéciaux pour deux raisons : (1) il existe un test de primalité spécialisé ultrarapide (test de Lucas-Lehmer) qui ne s'applique qu'à eux, permettant de tester des nombres à des millions de chiffres en quelques heures ; (2) tout nombre parfait pair est associé à un premier de Mersenne (théorème d'Euler-Euclide). Le 52ᵉ premier de Mersenne connu a été découvert en 2024 avec 41 millions de chiffres, grâce au projet GIMPS.

Pourquoi 2 est-il le seul nombre premier pair ?

Par définition, tout nombre pair est divisible par 2. S'il est pair et différent de 2, il a donc au moins trois diviseurs (1, 2, et lui-même) — il ne peut pas être premier. Le nombre 2 est pair et premier simplement parce qu'il est le plus petit entier ayant exactement deux diviseurs. On dit parfois que 2 est le « premier impair » au sens de « premier de la liste », ce qui est une source de confusion : il est pair, mais premier au sens arithmétique.

Qu'est-ce qu'un nombre pseudo-premier et comment éviter de se faire piéger ?

Un nombre pseudo-premier en base b est un nombre composé n tel que bⁿ⁻¹ ≡ 1 (mod n) — ce qui ressemble à ce qu'affirme le petit théorème de Fermat pour les vrais premiers. Les nombres de Carmichael (561, 1105, 1729…) satisfont cette condition pour toutes les bases — ils trompent le test de Fermat naïf à 100 %. Le test de Miller-Rabin est conçu pour les détecter : il teste une propriété plus forte (témoin de Miller) qui élimine les nombres de Carmichael. Pour n < 3 215 031 751, les bases {2, 3, 5, 7} suffisent à garantir une certitude absolue.

Combien y a-t-il de nombres premiers inférieurs à un million ?

Exactement 78 498. La formule d'approximation π(n) ≈ n / ln(n) donne 1 000 000 / 13,816 ≈ 72 382 — une sous-estimation de 8 %. La formule de Gauss-Legendre π(n) ≈ Li(n) = ∫₂ⁿ dt/ln(t) est nettement plus précise : Li(10⁶) ≈ 78 628, soit 0,16 % d'écart. Pour obtenir la liste exacte, notre calculatrice de liste de nombres premiers applique le crible d'Ératosthène.

La décomposition en facteurs premiers d'un nombre est-elle toujours unique ?

Oui — c'est le théorème fondamental de l'arithmétique, prouvé rigoureusement par Gauss en 1801 dans ses Disquisitiones Arithmeticae. Tout entier > 1 se décompose de façon unique en produit de facteurs premiers, à l'ordre des facteurs près. Cette unicité est tellement fondamentale qu'elle est parfois prise comme propriété définissant les anneaux factoriels en algèbre abstraite. Les anneaux où elle échoue (comme ℤ[√−5]) sont précisément ceux qui causent des complications dans la théorie des nombres algébriques.